Redécoupage cantonal : mon propos introductif lors de la session du 17 juin

Le Conseil général s’est prononcé au terme de sa session sur le voeu relatif aux critères objectifs du redécoupage (voir mon précédent article) mais dès le matin, lors de mon discours introductif, j’avais évoqué cette question majeure.

Je vous propose de prendre connaissance de mes propos :

« Mes chers collègues, je voudrais en dernière partie de ce propos, évoquer des sujets plus politiques. En parlant des dossiers économiques et sociaux, je vous ai dit, il y a quelques minutes, à quel point notre pays avait besoin de réformes. Peut-être aurais-je dû ajouter que le gouvernement travaille, mais que son activité se concentre sur quelques questions à propos desquelles on pourrait facilement parler de fureur réformatrice – je veux bien sûr parler de la réforme des modes de scrutin et des calendriers électoraux.

Au cours des prochaines années, à l’exception de l’élection présidentielle, tout va être revu : le mode d’élection des conseils municipaux, des conseils communautaires, des députés. Par petites touches, les sénateurs vont eux aussi connaître une évolution assez sensible des conditions dans lesquelles ils sont élus. La date des élections régionales est reportée d’une année, sans aucun motif. Dans l’histoire récente de la République, jamais nous n’avons connu cela, jamais nous n’avons été témoins d’une telle tentative de modifier, dans l’urgence, des règles et des pratiques qui jusqu’alors ne faisaient pas débat.

J’en viens à l’un des points essentiels, qui est le mode de désignation des futurs élus départementaux, à partir de 2015. Je passe sur l’étrange attelage que vont constituer ces binômes paritaires où il faudra en réalité compter quatre personnes un homme et une femme flanqués de suppléants de même sexe, qui vont se présenter aux suffrages des électeurs. La France peine à retrouver les chemins de la compétitivité, mais elle n’est nullement en panne de créativité. Lire la suite

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