Les Présidents de Conseils généraux de droite et du centre se mobilisent autour du redécoupage cantonal

La préparation du redécoupage des cantons pose les mêmes questions dans chaque département. A ce titre, il convenait que les Présidents de conseils généraux de notre famille politique fassent entendre leur voix unanime et expriment leurs inquiétudes légitimes. L’ASERDEL (Association de Soutien pour l’Exercice des Responsabilités Départementales Et Locales) dont je suis vice-président aux côtés d’Eric Doligé, président du conseil général du Loiret a tenu ce mercredi au Sénat une conférence de presse en ce sens.

Je vous propose de lire ci-dessous le communiqué que nous avons diffusé et de regarder le reportage réalisé par Public-Sénat.

[Entretien] Redécoupage électoral des départements par Senat

LE COMMUNIQUE DE PRESSE :

Eric DOLIGE, sénateur UMP, président du conseil général du Loiret, et Jean-Léonce DUPONT, sénateur UDI, président du conseil général du Calvados, respectivement président et vice-président de l’ASERDEL(Association de Soutien pour l’Exercice des Responsabilités Départementales et Locales) ont tenu, mercredi 10 juillet, avec plusieurs de leurs collègues sénateurs, présidents de conseils généraux et membres de l’association, une conférence de presse au Sénat sur le redécoupage électoral des départements.

Ils ne se sont fait aucune illusion sur la volonté du Gouvernement et du Parti Socialiste de tout mettre en œuvre pour continuer à monopoliser tous les pouvoirs par tous les moyens avec Manuel VALLS dans le rôle de « dentellière du redécoupage ».

Sous couvert de garantir une stricte parité dans les départements – qui est un objectif légitime – l’ambition démasquée du Gouvernement est d’imposer un redécoupage général des cantons « ruralicide » ; alors que la République, c’est l’égalité des hommes et l’égalité des territoires.

Ils ont contesté le recours à des décrets en Conseil d’Etat. En effet, il aurait fallu passer par la loi – comme pour les circonscriptions législatives – puisqu’il s’agit d’un découpage général. Pour mémoire, en plus de 200 ans d’existence, les 3/5^e des cantons n’ont jamais été modifiés.

En outre, ce découpage fera perdre leurs services publics (Gendarmerie, éducation, Poste) à plus de la moitié des 4 000 chefs-lieux de cantons actuels. Pour des raisons électorales, le Gouvernement raye d’un trait de plume l’aménagement du territoire.

Pour éviter la tyrannie de l’arbitraire, l’ASERDEL exige que le Gouvernement applique des règles objectives pour ce découpage. Il convient de respecter les territoires en privilégiant, selon les départements et leurs réalités spécifiques, le regroupement des cantons existants, le respect des intercommunalités, des circonscriptions, des arrondissements ainsi que l’équilibre des villes et des campagnes.

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