Découpage cantonal : au mépris des territoires

Le Figaro de ce mercredi publie une tribune que j’ai cosignée avec 114 parlementaires, députés et sénateurs UMP et UDI, souvent également présidents ou anciens présidents de conseils généraux, à propos du redécoupage cantonal.

Vous pouvez en prendre connaissance ici :

En redécoupant l’ensemble des cantons de France en quelques mois, Manuel Valls a agi dans une précipitation dont la seule fin est de favoriser électoralement le parti socialiste, et lui seul, lors des prochaines élections départementales de 2015.

Pour sauver le PS, il fallait des ciseaux audacieux pour effectuer le plus scandaleux tripatouillage électoral de la Vème république. Pour couvrir le méfait, M.Valls comptait, comme toujours, sur la diabolisation moralisatrice de l’adversaire: qui s’oppose à sa réforme, est un ennemi de la parité, donc du progrès, un machiste dans la peau d’un notable attaché au passé, un dinosaure de la politique condamné à mourir dans l’ère nouvelle du Beau et du Bien.

Hélas pour le ministre de l’Intérieur, après le vote négatif du Sénat, pourtant majoritairement à gauche, et le seul appui du groupe PS à l’Assemblée, sa loi sur les départements post-modernes a généré des décrets de découpage des cantons rejetés par 60 % des conseils généraux et approuvés seulement par 40 % des assemblées départementales.

L’opposition n’est pas le fait de la seule droite et du centre mais de l’ensemble des élus locaux de droite, du centre, communistes, écologistes, divers gauche et radicaux de gauche et même de quelques élus socialistes.

En se mettant au seul service des fédérations du PS, Manuel Valls s’attire une opposition inédite par son ampleur et provoque une révolte de l’ensemble des forces républicaines et démocratiques.

Le PS, dans l’aveuglement politicien, qui, chaque jour, l’éloigne un peu plus du peuple français ne veut toujours pas voir quelques réalités fortes, tenaces et salutaires que cette contestation fait apparaître.

Monsieur Valls commet trois délits majeurs à l’encontre des valeurs républicaines que sont le respect de l’Histoire, la dignité démocratique due à une réforme électorale et la nécessité de défendre les territoires. Lire la suite

FacebookTwitterGoogle+Partager