L’autonomie universitaire, les socialistes normands …. et un zeste d’humour !

Dans le grand partage du gâteau normand que nous concoctent à leur manière le Gouvernement et ses relais régionaux, élus et nommés, Caen serait donc appelée à être « la Grenoble normande », en référence à l’excellence de sa recherche et à son potentiel d’innovation.

A en croire la tribune des élus socialistes normands, convergente (forcément !) avec les propos du recteur-coordonnateur, recteur de l’Académie de Caen, le siège de la COMUE Normandie Université y a sa place réservée.

D’ailleurs le bâtiment qui l’accueillera est déjà connu puisqu’il s’agit d’une partie des locaux libérés par l’UFR de Sciences économiques, qui fusionnant avec l’UFR de géographie, rejoindra cette dernière sur le campus 1 à la fin de l’année universitaire.

Il est regrettable que l’autonomie de l’établissement public qu’est la COMUE soit si peu respectée puisque ses statuts, publiés au Journal officiel en décembre 2014, prévoient dans son article 3 que le siège est fixé par délibération de son conseil d’administration. Or celui-ci n’est pas encore complètement constitué. Une décision aussi importante mérite bien que ce soit le conseil d’administration dans son entièreté qui délibère. Il est vrai que la politique universitaire de l’actuel gouvernement malmène sérieusement l’autonomie des établissements et témoigne même d’un certain mépris à l’égard de la communauté universitaire et de ses représentants.

En clair les futurs administrateurs n’auront pas l’embarras du choix : il leur sera imposé par la froide réalité immobilière. Une manière de traiter un problème sensible déjà vécu. Car la question du siège du PRES (ancêtre de la COMUE) avait donné lieu à un psychodrame politique socialiste (avec Caen et Rouen dans les rôles principaux) tel que le choix final avait été un siège tournant tous les 3 ans entre les 3 universités fondatrices du PRES ! Caen avait été la première servie et au bout des 3 ans, le PRES avait disparu !

On comprendra que je ne propose pas la formule du siège tournant pour le conseil régional au risque qu’il connaisse le même sort que le PRES. A moins naturellement que renaissant sans délai tel le Phénix ou la COMUE, il ne s’installe alors très durablement à Caen…