Dites 33 ou l’utilité moderne du département

2 Mars 1982 – 2 Mars 2015 : 33 ans ! 33 ans depuis la promulgation de la première loi de décentralisation qui, entre autres, donnait aux présidents des conseils généraux la charge exécutive des départements collectivités territoriales, charge jusqu’alors assumée par les ……… Préfets.

Au fil des années suivantes, les collectivités départementales ont reçu les nombreuses compétences qu’elles exercent à ce jour.

Pour combien de temps encore ? 2014 a été pour le moins chaotique puisque le Gouvernement par la voix du nouveau Premier ministre Manuel Valls a commencé par en annoncer la disparition des départements à l’horizon 2020 avant d’envisager sa survivance sous trois formes différentes (alors que la même majorité avait fait voter mi-2013 une loi réformant le mode d’élection des conseillers généraux, rebaptisés départementaux) .

Puis la loi redessinant les régions et modifiant les élections départementales a rétabli une durée de 6 ans pour le mandat des conseillers départementaux élus en 2015, pérennisant ainsi indirectement le Département dans sa forme actuelle.

Et si nous abordons 2015 et l’élection sans que les « nouvelles futures » compétences de nos collectivités soient définitivement arrêtées, nous commençons à en voir les contours. Enfin ! Le Gouvernement a fini par entendre les explications des présidents de conseils généraux notamment parlementaires et a admis que dans des régions élargies, investies de lourdes compétences économiques, essentielles pour l’emploi et le développement local, la proximité incarnée par les départements faisait sens.

Rationaliser les compétences est un objectif qui n’empêche nullement que le « métier » de chaque collectivité soit renforcé et respecté.

Si nos départements perdront comme les régions la clause générale de compétence, ils devraient conserver les collèges et les routes départementales. Les transports interurbains, notamment scolaires, seraient transférés aux régions qui pourraient subdéléguer ( !) leur organisation aux…départements. Les ports pourraient en revanche aller aux régions. Mais le débat se poursuit.

La « guerre » n’est pas encore gagnée, les moyens financiers demeurent un énorme souci, notamment au regard des charges induites par le versement des allocations de solidarité dont les allocataires sont plus nombreux mois après mois, mais les départements sont vivants.

Nés en 1790, plus de deux fois centenaires, ils confirment leur installation dans le XXIème siècle et surtout leur utilité moderne. Une bonne raison pour participer à l’élection des conseillers départementaux les 22 et 29 mars !

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